GALERIE JOHANN NALDI

ACHAT - VENTE - COURTAGE

 
 
French (Fr)

Jean BAFFIER

(1851-1920)

Sculpture en plâtre solidaire d’un socle en bois

« La décollation de Saint Jean-Baptiste »

VENDU

 

 

 

Cartel central métallique

Né en 1851 en Berry, à Neuvy-le-Barrois, Jean Baffier doit en partie sa carrière de sculpteur au « choc visuel » qu’il éprouve en 1864 lors de sa visite de la Cathédrale de Nevers. Artiste résolument régionaliste, il est également l’auteur inattendu d’un recueil de récits berrichons intitulé « Nos géants d’autrefoés ».

Installé à Paris, il ouvre son propre atelier en 1877, et participe pour la première fois au Salon en 1880. Par ses idées toujours profondément enracinées dans sa terre natale, il fonde en 1888 à la « Société des Gâs du Berry et aultres lieux du Centre ». En 1886, un évènement majeur fait de lui une célébrité : il commet une tentative d’assassinat sur le député Germain Casse (1837-1900) dans le but de dénoncer la corruption de la IIIème république. Il sera finalement acquitté au procès qui s’en suivra. Membre de la Fédération régionaliste française, il se présente en 1902 aux élections législatives dans la circonscription de Saint-Amand sous l’étiquette de la Ligue de la patrie française, un mouvement volontiers antidreyfusard. Les positions politiques et idéologiques de Jean Baffier se traduisent évidemment dans ses choix artistiques, mettant l’accent sur des sujets à forte connotation régionaliste, ancrés dans la culture de tradition.

Grand admirateur d’Auguste Rodin, pour qui il fut un temps l’un des assistants, il en retire une force réaliste dans son exécution, et se montre particulièrement brillant dans le rendu très expressif de ses portraits sculptés. A l’instar du maître parisien, Baffier s’intéresse au thème à succès de la décollation de Saint Jean-Baptiste, thématique remise au goût du jour depuis la parution en 1884 du roman de Huysmans « A rebours », dans lequel le héros – Des Esseintes - éprouvait une prédilection pour « l’Apparition » de Gustave Moreau. Exposée au Salon de 1876, cette aquarelle représentant l’apparition de la tête coupée de Saint Jean-Baptiste à Salomé, exerça une véritable fascination sur les écrivains et les artistes symbolistes notamment.

En 1893, l’artiste berrichon propose ainsi au Salon de la Société Nationale des Beaux-arts une tête du prophète en plâtre (n°4), relief exécuté afin d’illustrer les « Drames sacrés », tableau religieux d'Armand Silvestre et d'Eugène Morand, d'après les peintres italiens des XIVe et XVe siècles, sur une musique de Gounod, représentée au théâtre du Vaudeville. Une épreuve similaire, également en plâtre, est aujourd’hui conservée au Musée du Berry à Bourges, présentée comme étant peut-être l’exemplaire exposé au Salon de 1893. Au regard du fruit très aigu de notre exemplaire, de sa grande force d’expressivité et de son socle nous paraissant typique de ceux employés lors des présentations officielles, il nous semble très vraisemblable que nous soyons ici en présence du plâtre original exposé au Salon par l’artiste.

Dimensions du socle 42 x 41,5 x 10 cm

Hauteur de la sculpture : environ 26 cm


 
 
 
 

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